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Stockage solaire par batterie dans les Alpes : le bilan après un an

Il y a huit ans, j’écrivais sur l’installation de panneaux solaires photovoltaïques sur le toit de mon garage : le point de départ de ce qui est depuis devenu un système complet de stockage solaire par batterie ici dans les Alpes. C’était un projet DIY avec des micro-onduleurs plug-and-play, chacun relié à deux panneaux, convertissant le courant continu en courant alternatif et se branchant directement sur une prise domestique. À l’époque, beaucoup m’ont dit que c’était soit impossible, soit dangereux. Ce n’était ni l’un ni l’autre. Je le faisais en France, où c’était parfaitement légal, et les Allemands le pratiquaient depuis des années.

Ce qui est intéressant, c’est que l’idée a fait un tour complet. Ces « centrales de balcon » sont aujourd’hui l’un des moyens les plus populaires pour se lancer dans le solaire. Et alors que j’écris ces lignes, en grande partie à cause de la situation actuelle dans le détroit d’Ormuz, le gouvernement britannique cherche activement à modifier ses normes électriques pour autoriser exactement ce que je faisais en 2018.

La première installation : une expérience formatrice

Le système d’origine a bien fonctionné pendant plusieurs années. Puis, un par un, les micro-onduleurs ont commencé à tomber en panne. La cause : la chaleur. Un toit en tôle sous le soleil alpin s’est révélé être un environnement peu adapté à l’électronique. C’est aujourd’hui bien connu des installateurs expérimentés, et les fabricants ont d’ailleurs mis à jour leurs appareils pour y remédier. Le risque reste réel cependant : si ces micro-onduleurs tombent en panne, il faut monter sur le toit et déposer les panneaux pour y accéder, ce qui n’est pas une mince affaire.

Le fournisseur chinois a bien communiqué, jusqu’au moment où il a compris que je ne parlais pas d’une seule unité défaillante, mais de toutes. À ce moment-là, silence total. Voilà la leçon à retenir : quand on achète à un fournisseur lointain sans présence locale, le service après-vente ne vaut que ce que le fournisseur est prêt à perdre pour vous. Les panneaux eux-mêmes fonctionnent toujours. Tous. Les panneaux sont robustes ; c’est l’électronique qui peut lâcher.

Panneaux solaires photovoltaïques sur le toit d'un garage dans les Alpes

Les nouveaux panneaux sur le toit de mon garage

Bien faire les choses : première étape, mai 2025

J’ai donc décidé de repartir de zéro et cette fois de faire appel à un installateur professionnel. Trois points à régler cette fois :

  1. La question du triphasé (évoquée dans l’article d’origine) : ma maison est alimentée en triphasé, ce qui complique l’autoconsommation
  2. Une installation d’onduleur correcte : accessible et à la cave plutôt que sur un toit brûlant
  3. Prévoir l’intégration future d’une batterie

J’ai fait appel à une entreprise locale, Leman Solar, qui a réalisé la mise à niveau en deux jours. Les nouveaux panneaux font 440W chacun, contre 270W pour les anciens. Toujours onze panneaux, mais une puissance presque deux fois supérieure. La technologie avance.

Les anciens panneaux ? Je n’ai pas pu me résoudre à les envoyer au recyclage alors qu’ils fonctionnent encore parfaitement. J’avais de la place sur mon terrain, alors ils ont eu une seconde vie là-bas. C’est un projet que je peux réaliser moi-même, en m’appuyant facilement sur le travail réalisé par Leman Solar. Je les ai consultés au préalable, bien sûr !

Anciens panneaux solaires montés au sol.

Les anciens panneaux montés au sol près du parking

Cette fois, le système est connecté à une application : je peux voir en temps réel, minute par minute sur mon téléphone, ce qui est produit. Il est vite apparu que 11 x 440W produit bien plus d’énergie que je ne peux en consommer dans la maison, même en chargeant la voiture. Les bons jours, la voiture était pleine en milieu d’après-midi et le surplus repartait simplement vers le réseau. Gratuit pour EDF, mais sans aucun bénéfice pour mon retour sur investissement.

Deuxième étape : stockage solaire par batterie, novembre 2025

L’installation avait été conçue dès le départ pour accueillir une batterie, et six mois plus tard, une batterie de 14 kWh a été posée. En été, la logique est simple : les panneaux chargent la batterie pendant la journée, et la batterie alimente la maison le soir et la nuit. Très peu d’énergie, voire aucune, provient du réseau.

En hiver, il n’y a pas assez de soleil pour remplir la batterie avec les seuls panneaux, mais une batterie n’est pas inutile pour autant. La mienne fonctionne en « arbitrage » : elle se charge aux heures creuses à environ 13c/kWh et se décharge en journée quand l’électricité coûterait autrement 21c/kWh. Le système est efficace à 95 %, ce qui représente une économie nette d’environ 7c par kWh cyclé. Pas spectaculaire, mais ça s’accumule jour après jour.

Les chiffres

Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Avant (€) 571 446 386 264 257 195 180 181 186 269 371 582 3 888
Après (€) 444 282 239 115 100 2 360*
Économie 22 % 37 % 38 % 56 % 61 % 39 %

*Projection sur l’année complète basée sur janvier à mai

La tendance est claire. En janvier, l’économie était de 22 % : modeste, mais la batterie gagnait déjà sa place grâce à l’arbitrage seul. En mai, nous économisons 61 % par rapport au même mois l’année précédente. En ce moment, certains jours nous ne prenons aucune énergie du réseau. La voiture se charge gratuitement. Nous nous attendons à ce que cela continue jusqu’en septembre.

Onduleur solaire et batterie dans une cave de garage.

Onduleur, batterie et tableau électrique dans un coin de la cave de mon garage

Le coût total s’élève à 7 000 € pour les panneaux et l’onduleur, et 7 000 € supplémentaires pour la batterie, soit 14 000 € au total. Face à une économie annuelle projetée d’environ 1 300 € (de 3 888 € à environ 2 000 €), cela représente un retour sur investissement simple de 10 à 11 ans. Rappelons que cela couvre tout : le chauffage, la cuisine, le télétravail, et jusqu’à 5 personnes dans la maison. Et 20 000 km par an de recharge de voiture électrique. C’est beaucoup de carburant non acheté. Aux prix actuels à la pompe — environ 2,03 €/L pour l’essence et 2,20 €/L pour le gazole — 20 000 km dans un SUV classique coûteraient entre 3 000 € et 3 600 € en carburant. Le même trajet en voiture électrique revient à environ 500 € en électricité, et de mai à septembre, grâce au solaire, à presque rien.

Un retour sur investissement de 10 ans peut sembler long, mais cela équivaut à un rendement de 10 %. Vous n’obtiendrez pas ça sur un livret d’épargne, en bourse, ni même avec un investissement immobilier. Bien sûr, l’inconvénient par rapport à ces placements est que vous ne pouvez pas récupérer votre argent facilement, et si vous vendez votre maison, vous laisserez probablement le matériel derrière vous. Cela dit, des charges courantes faibles constituent indéniablement un argument de vente, donc je ne considère pas cet argent comme perdu.

Quelle taille de batterie choisir ?

C’est une question délicate. Internet vous dira de dimensionner la batterie selon votre consommation journalière maximale, mais je ne pense pas que cette approche soit adaptée au contexte alpin. Notre consommation hivernale peut être extrême : chauffage, séchage d’équipements, journées courtes. Si l’on dimensionnait une batterie pour tout couvrir, le coût serait énorme.

Une meilleure façon d’aborder la question : qu’attendez-vous réellement de la batterie ? En été, même une batterie modeste suffit à passer la nuit sur l’énergie solaire seule. En hiver, elle fait principalement de l’arbitrage, et pour cela 14 kWh sont largement suffisants. Et je fais ça pour économiser de l’argent, pas pour la performance.

La bonne nouvelle, c’est que les prix des batteries ont chuté considérablement — environ cinq à dix fois moins cher par kWh sur la dernière décennie — et ils continuent de baisser. Si vous hésitez sur la taille, opter pour un système conçu pour accueillir une batterie plus grande ultérieurement est une approche raisonnable. Elles sont modulaires. Si les prix baissent encore et rendent un investissement supplémentaire pertinent, j’achèterai simplement une nouvelle « brique » à empiler sur ce que j’ai déjà.

Triphasé ou monophasé : faut-il basculer ?

De nombreuses maisons en France, notamment dans notre région, sont raccordées en triphasé. Faut-il passer en monophasé pour simplifier l’installation solaire ? La réponse n’est pas simple, alors parlez-en à votre installateur. Il y a des avantages et des inconvénients dans les deux cas selon votre configuration. Ce que je dirais, c’est : ne laissez pas ça vous freiner. C’est gérable ; mon système fonctionne sur les trois phases, mais il faut y réfléchir dès le départ, pas en cours de route. J’avais abordé ce point dans l’article d’origine ; c’est encore plus pertinent maintenant avec une batterie dans l’équation. Pour les démarches administratives côté réseau, tout passe par Enedis.

Le problème des coupures de courant

Voici quelque chose qui surprend souvent : avec un système solaire et batterie raccordé au réseau, vous ne pouvez pas alimenter votre maison lors d’une coupure de courant. Contre-intuitif, je sais. Vous avez des panneaux sur le toit et une batterie à la cave, et rien ne fonctionne quand le réseau tombe. La raison est liée à la sécurité : le système se coupe automatiquement pour ne pas réinjecter du courant sur le réseau pendant que des techniciens y travaillent.

Il est possible de contourner cela avec du matériel supplémentaire, mais le coût est nettement plus élevé. Mon avis est que pour la plupart des habitants des Alpes, cela n’en vaut pas la peine. La fiabilité de notre réseau électrique est vraiment bonne ici. C’est une vraie question si vous êtes dans un endroit isolé, mais pour la majorité d’entre nous, c’est un problème théorique plutôt que pratique.

Faut-il attendre une voiture électrique V2G ?

La technologie vehicle-to-grid (V2G), qui permet à votre voiture électrique de servir de grande batterie pour votre maison, est en train de devenir réalité. Renault montre la voie, avec la Mégane E-Tech et la Renault 5 qui proposent désormais la compatibilité V2G. En principe, une batterie de voiture de plus de 40 kWh que l’on peut décharger dans sa maison le soir est une proposition séduisante. J’avais évoqué cette possibilité dès 2018 et il est satisfaisant de voir que cela devient enfin concret.

Faut-il attendre ? C’est une question de coût d’opportunité. On peut toujours attendre : le V2G, des batteries moins chères, de meilleurs panneaux, la prochaine innovation. Mais pendant ce temps, vous payez l’électricité plein tarif. Les économies que je réalise maintenant sont réelles et s’accumulent. Attendre la perfection a un coût.

Mes conseils

  • Prévoir la batterie dès le départ. Une installation non prévue pour une batterie coûte plus cher à faire évoluer.
  • Passer par un installateur local avec une vraie garantie. Je sais où se trouve le bureau de Leman Solar. C’est important.
  • Installer l’onduleur dans un endroit accessible. La cave a été parfaite.
  • Penser au triphasé tôt. Si votre maison est en triphasé, assurez-vous que votre installateur le prend en compte dès le premier jour.

Comme toujours, le calculateur solaire de l’UE est un excellent point de départ pour estimer votre propre production.

Et si vous êtes en Haute-Savoie et souhaitez en discuter, n’hésitez pas à nous contacter. Ou directement avec Leman Solar sur www.leman-solar.fr.

Mise à jour 2025 d’ECOTRIVELO

Grâce à notre engagement auprès de 1 % for the Planet, nous soutenons des associations locales qui font une réelle différence dans notre environnement montagnard. L’une d’entre elles est ECOTRIVELO, basée à Chamonix. Ils ont récemment partagé leur rapport d’activité 2025, et les progrès qu’ils réalisent avec les déchets locaux sont impressionnants.

Qu’est-ce qu’ECOTRIVELO ?

ECOTRIVELO est une association dédiée à la réduction des déchets dans la vallée de Chamonix. Ils se concentrent sur les biodéchets (déchets organiques). . Au lieu d’envoyer ces déchets à l’incinération, ils les collectent et les transforment en compost..

Ils utilisent une approche « low-tech ». Une grande partie de leur collecte est effectuée à l’aide de vélos avec remorques. . Cela permet de maintenir un processus silencieux et neutre en carbone.

2025 en chiffres

L’association a connu une croissance significative l’année dernière.. Voici les chiffres clés de leur rapport :

  • 82 tonnes de déchets organiques collectés et compostés.
  • 7 350 km parcourus à vélo pour effectuer ces collectes.
  • 43 partenaires professionnels, dont des restaurants comme l’Hôtel l’Alpina et La Maison Carrier, utilisent désormais leurs services.
  • 9 tonnes ont été compostées directement sur place dans divers établissements.

Plus qu’une simple collecte

ECOTRIVELO fait plus que simplement déplacer des déchets.. Ils travaillent à changer la perception des gens sur les déchets..

  • Éducation : ils ont organisé 15 sessions de sensibilisation pour les écoles et les entreprises.
  • Culture : ils ont lancé ECOTRIP, un spectacle comique sur le compostage, pour toucher un public plus large par l’humour.
  • Économie circulaire : le compost « mûr » est redistribué aux jardiniers locaux. En 2025, ils ont même lancé un service de livraison de compost à vélo.

Perspectives pour 2026

L’association a de grands projets pour l’année à venir. Ils souhaitent soutenir une nouvelle exploitation de maraîchage bio dans la vallée en fournissant un compost de haute qualité. Ils aident également une association similaire à se lancer dans la zone voisine du Pays du Mont-Blanc.

Nous sommes fiers de voir nos contributions à 1 % for the Planet aider ECOTRIVELO à se développer. Ils prouvent que la gestion professionnelle des déchets peut être locale, simple et efficace.

Rapport sur le Marché Immobilier Alpin Hiver 2025/26 : Morzine & Vallée d’Aulps

La situation mondiale générale n’a pas radicalement changé depuis mon rapport d’été. Bien que la guerre en Ukraine se poursuive, son impact direct sur la vie quotidienne et le marché immobilier européen s’est stabilisé. De même, les changements géopolitiques à Gaza et le paysage politique américain créent une volatilité du marché moins immédiate que lors des cycles précédents.

Perspectives économiques : Marchés immobiliers français et britannique

Un véritable point positif pour le secteur immobilier des Alpes françaises est que l’inflation en France s’est stabilisée ; les prévisions se situent à 1 % pour 2025. Cela contraste avec le Royaume-Uni (4 %), où des coûts de la vie plus élevés et une livre sterling plus faible continuent d’influencer le pouvoir d’achat des acheteurs britanniques.

Un élément essentiel pour les investisseurs : les taux hypothécaires français sont désormais inférieurs à 4 %, ce qui est plus compétitif que les taux britanniques habituels. De plus, les restrictions de prêt françaises se sont légèrement assouplies, ce qui constitue un coup de pouce bienvenu pour ceux qui cherchent à financer une résidence secondaire à la montagne.

Tendances immobilières à Morzine : Forte demande et croissance des prix

À Morzine, les volumes de transactions restent suffisamment élevés pour fournir des données fiables. Selon les notaires et les indicateurs actuels du marché, les prix demandés pour les appartements à Morzine ont augmenté d’environ 28 % au cours de l’année écoulée, et de 12 % depuis le début de l’été.

Cette croissance n’a pas été linéaire. Bien que les prix aient semblé s’adoucir à la fin de la dernière saison hivernale, le marché s’est stabilisé au cours de l’été et s’est considérablement renforcé au cours de l’automne.

Conseils aux vendeurs : Les prix de vente réels sont souvent inférieurs aux prix demandés. Bien que les acheteurs fassent des offres réalistes et confiantes, nous conseillons aux vendeurs de prendre au sérieux les offres « inférieures au prix demandé ». Les propriétés dont le prix est trop optimiste commencent à « coller » sur le marché.

Le marché des chalets à Morzine et le segment du luxe

Le marché des chalets à Morzine raconte une histoire différente. Pour les chalets de milieu de gamme (environ 1 million d’euros), les prix demandés ont augmenté de 8 % cette année, mais les chiffres des notaires suggèrent une baisse des prix de vente réels.

Dans le segment du luxe (au-dessus de 1 million d’euros), la demande s’est légèrement affaiblie en 2025. Cela est probablement lié aux tendances mondiales en matière d’investissement ; le marché boursier atteignant des sommets historiques, les capitaux affluent actuellement vers les actions de l’IA plutôt que vers l’immobilier traditionnel. Cela nous rappelle que même les biens immobiliers alpins de premier ordre ne sont pas totalement à l’abri des tendances économiques générales. Si/quand la bulle de l’IA éclate, attendez-vous à ce que l’argent retourne à l’immobilier !

Vallée d’Aulps : Saint-Jean-d’Aulps et le « point idéal »

En descendant la Vallée d’Aulps, les perspectives restent très positives. La demande de chalets à Saint-Jean-d’Aulps de moins de 1 million d’euros est forte, avec un « point idéal » pour les acheteurs autour de 700 000 €. Les données indiquent une augmentation de la valeur de 30 % au cours de la dernière année.

Pour les appartements à Saint-Jean-d’Aulps, la plus forte demande concerne les logements pratiques « quatre saisons ». Les acheteurs privilégient :

  • Espace de rangement : Garages et grandes caves (casiers) pour les vélos.
  • Accessibilité toute l’année : Proximité des principaux itinéraires de ski-bus.
  • Fonctionnalité : Espace pour les séjours prolongés plutôt que pour les vacances d’une semaine.

Durabilité et évolution vers le « quatre saisons »

Cette évolution vers un mode de vie à l’année est liée à une question plus large qui a récemment été soulignée par la Cour des Comptes (l’autorité administrative d’audit de la France). Leurs rapports suggèrent que les administrations locales restent trop dépendantes du tourisme hivernal et doivent investir davantage dans les activités hors ski. Ce n’est pas nouveau, mais cela devient de plus en plus urgent.

Les finances de Morzine sont amorties par des dividendes substantiels de SERMA, la société exploitant les remontées mécaniques d’Avoriaz. Cela fournit un filet de sécurité précieux et pourrait bien masquer des problèmes plus systémiques à Morzine.

En revanche, Saint-Jean-d’Aulps ne dispose pas de ce coussin financier. Son domaine skiable, Le Roc d’Enfer, est soutenu directement par la commune, et sa durabilité à long terme semble fragile. C’est regrettable, car il reste l’un des domaines skiables les plus intéressants de la région, offrant un ski fantastique et généralement calme à moins de la moitié du prix d’Avoriaz. La meilleure façon d’aider est de continuer à y skier. En pratique, la plupart des propriétaires de La Grande Terche partagent déjà leur temps entre le Roc d’Enfer et des excursions à Ardent, Morzine ou Les Gets, de sorte que même si l’avenir du domaine skiable devient incertain, la demande immobilière locale semble inchangée. C’est peut-être pourquoi SERMA a montré peu d’intérêt à intervenir : après tout, si le Roc d’Enfer devait fermer, ses skieurs se rendraient simplement à Avoriaz à la place.

Perspectives pour 2026

Alors que nous entrons dans la saison hivernale 2025/26, le marché à Morzine, aux Gets et dans la Vallée d’Aulps reste fondamentalement solide.

  • Les appartements de milieu de gamme sont les plus performants.
  • Les chalets de Morzine nécessitent une tarification plus stratégique pour garantir une vente.
  • Le sentiment des acheteurs est soutenu par un désir de modes de vie à la montagne et d’amélioration des infrastructures locales.

Que vous soyez à la recherche d’un potentiel d’investissement ou d’un déménagement permanent à la montagne, il existe un choix de propriétés plus large que nous n’en avons vu depuis des années.

Ci-dessous, une photo du projet Clos Florine terminé à La Grande Turche (Saint-Jean-d’Aulps), tous les détails sont disponibles ici.

Appartement à vendre à Saint-Jean-d’Aulps

Rapport sur le marché immobilier Alpin – mai 2025

Après le tourbillon des années Covid, le marché immobilier dans les stations de ski de la Haute-Savoie s’est stabilisé. L’excitation initiale de l’après-pandémie s’est estompée et nous sommes entrés dans une phase plus prudente. Comme toujours, de nombreux facteurs influencent le marché : l’inflation, les taux d’intérêt, la météo et l’incertitude mondiale générale.

L’incertitude diminue

Bien sûr, nous vivons tous avec l’incertitude liée à la politique mondiale. Trump continue à faire de son mieux pour déstabiliser la situation, mais de façon assez paradoxale, cela joue parfois en faveur de l’immobilier. Lorsque les marchés financiers vacillent, les capitaux sont souvent déplacés des actions vers la pierre. C’est exactement ce que nous avons observé récemment à Chamonix, où les ventes de biens de grande valeur ont connu un pic — un phénomène que nous avons déjà constaté à plusieurs reprises au fil des années. En réalité, l’intérêt général et le nombre de demandes ont fortement augmenté en avril, tant du côté des acheteurs francophones qu’anglophones.

Quant à la guerre en Ukraine, sommes-nous en train d’en voir la fin ? Impossible à dire, mais il semble que ce type de préoccupations géopolitiques pèse moins lourdement sur les acheteurs qu’il y a un an. Autre point positif : une certaine stabilité politique en France — toute relative, certes — mais le Parlement fonctionne, et c’est déjà ça.

Les taux d’intérêt baissent également

Les taux d’intérêt sont en baisse et les prévisions annoncent une poursuite de cette tendance. Cela rend les crédits immobiliers moins chers, un facteur qui stimule toujours l’appétit pour l’achat immobilier. L’inflation se calme également, ce qui réduit les inquiétudes liées à la capacité d’achat à moyen et long terme. Là aussi, cela joue en faveur du marché.

Une bonne saison de ski

Nous avons connu un bon hiver en termes d’enneigement, les conditions se sont bien maintenues tout au long de la saison. Cela dit, de nombreuses entreprises ont fermé une ou deux semaines plus tôt que d’habitude. Pâques tombant tard, beaucoup de réservations habituelles de fin de saison se sont orientées vers la côte plutôt que vers les Alpes. Au final, ce fut probablement une saison moyenne pour le secteur du ski, l’activité semblait plus intense en janvier, mais c’était probablement l’effet de la concentration du chiffre d’affaires habituel sur une saison plus courte.

Résidents permanents VS résidences secondaires

Vivre dans ces stations de ski devient de plus en plus difficile pour les résidents permanents, et la flambée des prix immobiliers et locatifs reste naturellement un sujet sensible. Chamonix a réagi fermement, la presse britannique allant jusqu’à évoquer une « interdiction des résidences secondaires ». C’est exagéré — il n’y a pas d’interdiction — mais les nouvelles règles d’urbanisme donnent désormais la priorité aux logements pour résidents permanents. Une évolution importante à suivre de près.

DPE

Il y a aussi la question du DPE (Diagnostic de Performance Énergétique), le système français de classification énergétique des logements. L’État a légiféré pour durcir les règles, mes les contraintes pratiques liées à la mise aux normes des copropriétés semblent avoir provoqué une certaine hésitation au niveau gouvernemental. Quoi qu’il en soit, c’est un aspect que les acheteurs doivent prendre de plus en plus en compte. Quelle est la note actuelle ? Peut-elle être améliorée ? Les réponses à ces questions auront un impact direct sur les estimations de valeur et les projets de rénovation à venir.

Évolution des prix

Nous disposons désormais depuis plusieurs années de données fiables et chiffrées sur l’évolution des prix de l’immobilier, ce qui tranche nettement avec la vision plus empirique sur laquelle nous devions nous appuyer par le passé. J’ai analysé ces données par secteur afin de faire ressortir les tendances marquantes, les opportunités à surveiller et les évolutions de la demande du côté des acquéreurs.

Vallée Verte Alpes du Léman – une région en plein essor

L’une des questions qu’on nous pose le plus souvent est : « Quelle est la région en devenir ? » Une excellente réponse serait la zone située entre Genève et le lac Léman. Cette région bénéficie de l’attractivité économique de Genève et de l’accès aux salaires suisses, tout en offrant encore un excellent rapport qualité-prix immobilier.

Prenons l’exemple de Lullin — un village pittoresque qui offre toutes les commodités : une excellente boulangerie, un boucher, une supérette, une pharmacie, une école primaire et même une jardinerie. Les prix de l’immobilier y ont augmenté régulièrement depuis 2020, mais seulement de 10 %, ce qui les rend encore très abordables, avec des prix moyens compris entre 2 324 € et 2 948 € /m² — soit moins de la moitié des prix constatés dans les stations de ski.

La raison principale ? C’est à un peu plus d’une heure de Genève. Donc un peu trop loin pour un trajet quotidien. En revanche, juste à côté, à Habère-Poche – qui se trouve à environ 50 minutes de Genève – les prix sont sensiblement plus élevés, entre 2 775 € et 3 519 € /m², soit 20 % de plus, et une hausse d’environ 25 % depuis 2020. Cela s’explique par ces 10 minutes gagnées sur le trajet.

Avec des plans concrets pour la future autoroute A412 reliant Thonon à Annemasse, le temps de trajet pourrait encore diminuer dans des villages comme celui-ci, rendant la région encore plus attractive pour les acheteurs. L’impact qu’une différence de 10 minutes de trajet peut avoir est déjà évident — et cette amélioration des infrastructures pourrait bien accentuer cette tendance.

Portes du Soleil

À Morzine, les prix des chalets ont fortement augmenté jusqu’en 2023, avant de se stabiliser. Depuis, ils ont repris une progression plus modérée, avec une hausse de 10 %, confirmant leur attrait à long terme. Les valeurs actuelles se situent entre 7 341 € et 9 325 € /m². Les appartements suivent une évolution similaire, avec une croissance annuelle constante de 10 % depuis 2023. Les prix se situent entre 6 638 € et 8 455 € /m².

Ce chalet à Montriond est un excellent exemple de ce qui est actuellement disponible.

Plus bas dans la vallée, St Jean d’Aulps, Le Biot et Seytroux ont connu des hausses de prix plus marquées jusqu’en 2023, en particulier pour les chalets. Les prix actuels se situent entre 4 281 € et 5 438 € /m². Depuis, ils se sont stabilisés, mais les prix des appartements continuent de progresser, notamment pour les biens plus petits et abordables comme ceux que l’on trouve à La Grande Terche, qui se vendent très bien. Les prix y sont compris entre 4 200 € et 4 800 € /m².

À Châtel, le marché des chalets haut de gamme a connu une croissance spectaculaire, avec des prix ayant doublé depuis 2020 – la majeure partie de cette hausse s’étant produite avant 2022. Les prix se sont maintenant stabilisés. En revanche, les appartements de taille moyenne (T4) ont été beaucoup moins volatils, n’augmentant que de 10% depuis 2020. Les prix actuels varient de 4 705 € à 5 998 € /m².

Grand Massif

À Samoëns, les appartements T4 ont connu une hausse de 20 % de leur valeur, avec des prix allant de 5 645 € à 7 183 € /m², une tendance qui se poursuit. Les chalets de gamme moyenne à Samoëns ont connu une hausse de 15 % depuis 2020, puis une baisse de 10 % après 2023. Ils se situent actuellement entre 5 580 – 7 091 € / m².

Aux Carroz, les prix des chalets ont augmenté de 35 % depuis 2020 et continuent de grimper, avec des prix moyens maintenant entre 4 708 € et 6 214 € /m². Les appartements T4 ici ont connu une augmentation de 25 %, bien que la croissance ralentisse quelque peu maintenant. Leurs prix se situent actuellement entre 4 521 € et 5 756 € /m². 4 521 € et 5 756 € /m².

Chamonix

Bien entendu, Chamonix reste l’une des zones les plus prisées des Alpes. Les appartements T4 dans le centre-ville ont augmenté de 40 % depuis 2020 avant de se stabiliser, avec des prix entre 7 327 € et 9 337 € /m².

Les chalets de taille moyenne se situent en moyenne entre 10 009 € et 12 743 € /m², après avoir augmenté de 50% ces dernières années. Les prix se sont légèrement adoucis depuis 2023 mais restent globalement stables. Dans les quartiers les plus prestigieux de Chamonix, il n’y a effectivement pas de plafond de prix — 12 000 €/m² et au-delà est courant pour le plus haut niveau de luxe.

Que vous cherchiez à acheter, vendre ou simplement comprendre le marché actuel, nous sommes là pour vous aider. Contactez-nous chez Alpine Property pour des conseils personnalisés.

Écoblanchiment ? Vivre avec des contradictions : gérer une agence immobilière dans les Alpes

Depuis 25 ans, nous gérons Alpine Property, une agence immobilière dans les Alpes françaises du Nord. Actuellement, notre équipe compte 16 membres, tous résidant dans les domaines skiables que nous couvrons. Comme tant d’autres qui vivent ici, nous sommes venus pour les montagnes – leur beauté, l’environnement, le mode de vie en plein air. Pourtant, la réalité est que, par notre activité, nous encourageons les gens à parcourir des milliers de kilomètres pour goûter aux mêmes plaisirs. C’est une contradiction qu’il est plus facile d’ignorer.

Ces dernières années, nous avons reversé 1% de notre chiffre d’affaires à des associations environnementales. Nous l’avons fait par l’intermédiaire de 1% for the Planet. Cela représente près de 60 000 € à ce jour. C’est une contribution importante, mais je me demande souvent : est-ce vraiment la bonne chose à faire ? Ou est-ce juste du greenwashing ? Il semble que quoi que nous fassions, le simple fait de vivre dans cet environnement contribue à sa dégradation. Et dans notre cas, faciliter les voyages et le tourisme nous éloigne clairement d’une neutralité carbone.

Nos dons ne sont pas plafonnés et ne dépendent pas de nos bénéfices. Même dans les années difficiles, comme 2024/2025, nous continuons à donner. Les bénéfices de l’entreprise ne doivent pas toujours finir dans les poches des actionnaires. Mais malgré ces efforts, j’ai toujours eu du mal à accepter que mon travail contribue à dégrader l’environnement que j’aime.

Cette tension est un fil conducteur dans ma vie. J’ai étudié l’ingénierie des combustibles et de l’énergie au début des années 90, et bien que je me sois concentré sur les éoliennes, je n’ai pas pu échapper à la partie principale du cours qui portait sur le broyage et la combustion du charbon. Mon premier emploi était dans l’industrie pétrolière et gazière offshore. Déjà à l’époque, j’étais membre de Greenpeace. J’apprécie les efforts et les sacrifices de figures comme Swampy dans les années 90 et Just Stop Oil aujourd’hui (bien que j’aie lu qu’ils sont sur le point de disparaître). Je suis prêt à donner un peu d’argent pour soutenir ces causes, mais pas à aller en prison moi-même. Est-ce mal ? Après l’université, je suis devenu policier – un rôle lui aussi plein de contradictions, où il faut garder une vue d’ensemble malgré les agissements d’une minorité ou de ses collègues.

Lorsque je dirigeais une entreprise de vacances de VTT, je faisais la promotion d’une activité respectueuse de l’environnement, mais je dépendais des vols EasyJet pour amener les gens jusqu’à nous. Une fois de plus, les bonnes intentions se heurtaient aux réalités du tourisme.

Chez Alpine Property, nous avons toujours essayé d’être honnêtes au sujet de ces contradictions. Nous parlons ouvertement des coûts des voyages et du tourisme, et des dommages qu’ils peuvent causer. Mais nous soutenons aussi des initiatives locales comme Montagne Verte, qui oeuvre à réduire l’impact du tourisme localement. EcotriVelo qui fait le tour de Chamonix à vélo pour collecter les biodéchets et les transformer en compost, et Rêve d’abeilles qui sensibilise à l’importance de prendre soin de nos pollinisateurs (petite précision : ils nous offrent du miel en guise de remerciement).

Alors, que pouvons-nous faire de manière réaliste ? Donner de l’argent est une première étape. S’éduquer et sensibiliser les autres en est une autre. Mais l’action compte aussi : encourager les visiteurs à prendre le train plutôt que l’avion ; collaborer avec les propriétaires de résidences secondaires pour qu’ils s’impliquent activement dans la communauté ; inciter les stations et les offices de tourisme à faire de la durabilité une véritable priorité.

Ces mesures ne sont pas parfaites. Elles ne sont pas la réponse. Mais c’est notre réponse, pour l’instant. Et nous sommes déterminés à continuer d’évoluer.

Nous persévérerons. Il faut que davantage d’entreprises agissent. Un véritable changement ne se produira que lorsque de nombreuses entreprises, dans la vallée et au-delà, avanceront dans la même direction.

J’ai trois enfants, nés, élevés et éduqués ici. Leur avenir dépend de la santé de cet environnement, mais aussi de celle de nos communautés. Le surtourisme, le changement climatique et la vision à court terme menacent les deux.

Nous vivons avec des contradictions. Il n’y a pas de moyen simple de les résoudre. Mais agir, même de manière imparfaite, vaut toujours mieux que ne rien faire du tout.

Le printemps est là : comment le compost transforme les jardins de Chamonix – un coup de pelle à la fois

Chez Alpine Property, nous sommes fiers de soutenir des initiatives qui ont un réel impact sur l’environnement dans lequel nous vivons et travaillons. Grâce à notre engagement auprès de 1% for the Planet, nous versons 1% de notre chiffre d’affaires à des causes environnementales – en contribuant à éduquer, sensibiliser et protéger notre territoire.

Au cours des trois dernières années, nous avons ainsi reversé plus de 54 000€ à des organisations locales, dont près de 7 000€ directement à Ecotrivélo. Ce soutien, accompagné de notre temps bénévole et de notre engagement local, permet à des initiatives comme Ecotrivélo de se développer et de continuer leur formidable travail dans la vallée de Chamonix.

Alors que la neige laisse place aux premières fleurs à Chamonix, c’est le moment idéal pour mettre les mains dans la terre – et de la meilleure façon qui soit. La saison du compost est arrivée, et grâce aux efforts passionnés d’Ecotrivélo, il n’a jamais été aussi facile d’enrichir son sol tout en soutenant une action locale et écologique.

Site du Bois du Bouchet avec ses box de compostage et son potager

Des déchets à la richesse : le parcours du compost à Chamonix

Depuis 2020, Ecotrivélo révolutionne discrètement la collecte des biodéchets dans la vallée – à vélo, s’il vous plaît ! Avec deux salariées à plein temps et plus de 30 adhérents professionnels, l’équipe a réussi à collecter pas moins de 79 tonnes de biodéchets en 2024. Autant de déchets qui n’ont pas fini à l’incinérateur – pour le plus grand bien de nos poumons !

Les déchets collectés sont transformés en compost riche et nourrissant sur plusieurs sites, le principal étant situé au Bois du Bouchet. Sur place, les bacs de compostage côtoient un potager expérimental, véritable laboratoire vivant où l’on teste toute la puissance du compost.

Combat géranium vs courges dans du compost mûr, qui va gagner ?

Cuvée 2024 : 20 tonnes d’or pour les jardins

Après plusieurs brassages complets, un suivi rigoureux et 9 à 12 mois d’affinage, le compost est analysé en laboratoire et devient prêt à l’emploi. Ce printemps, environ 20 tonnes de compost mûr sont disponibles ! Un véritable trésor pour nourrir la terre et améliorer durablement la qualité des sols.

Dan et Julie, ambassadeurs du compost aux Pélerins

Dan et Julie, installés aux Pélerins, sont de véritables ambassadeurs du compost. Sur leur terrain, ils hébergent cinq bacs Ecotrivélo et profitent pleinement des bienfaits du compost pour leur potager. Leur secret pour doubler leurs récoltes ? Utiliser du compost en abondance !

Pas de jardin ? Ce n’est pas un problème !

Le compost ne se limite pas aux potagers. Il peut enrichir tous les espaces verts : pelouses, massifs fleuris, jardinières de balcon… Dès qu’il y a de la terre et des végétaux, le compost peut faire toute la différence en améliorant la structure, en stimulant la vie microbienne et en apportant des nutriments essentiels.

Comment participer ?

Que vous soyez jardinier débutant ou confirmé, il existe plusieurs façons de soutenir Ecotrivélo et de bénéficier de leur compost :

  • Adhérer à Ecotrivélo : Devenez membre et soutenez les initiatives locales de compostage.
    👉 Rejoindre via HelloAsso
  • Récupérer du compost :
    Contactez 📧 ecotrivelo@gmail.com ou 📞 06 26 03 01 85 pour savoir où récupérer du compost selon vos besoins et votre localisation. Livraison à vélo possible !
  • Donner votre avis :
    Que vous soyez utilisateur de compost ou non, aidez-nous à améliorer l’usage du compost dans la vallée en répondant à cette enquête avant le 25 mai 2025 :
    👉 Répondre à l’enquête

Faisons pousser ensemble un avenir plus vert – un tas de compost à la fois.

Torrent de Boue à Saint-Jean-d’Aulps

Non loin du lac Léman, au cœur du Chablais, se trouve le village de Saint-Jean-d’Aulps. Aujourd’hui, il est surtout connu pour sa proximité avec les stations de ski de Morzine et d’Avoriaz. Mais en 1966, une coulée de boue a dévalé la vallée, marquant durablement le paysage et ceux qui en ont été les témoins. Ce qui suit est un peu d’histoire, et un rappel pour ceux qui vivent dans les montagnes, que la nature a toujours le dernier mot.

Photo : Archives du Dauphiné Libéré – St Jean d’Aulps 1966

La zone bleue

Lorsque nous avons acheté notre maison à Saint-Jean-d’Aulps il y a 23 ans, le notaire nous a informés qu’elle se trouvait dans une « zone bleue », une zone à risque de catastrophes naturelles. À l’époque, je n’ai pas cherché à en savoir plus, car ma femme attendait notre premier enfant (Jacques est né le lendemain) et je me concentrais sur la finalisation de l’achat de notre nouvelle maison. J’ai d’abord supposé que le risque provenait des avalanches, la montagne surplombant notre maison s’élevant à 900 mètres. Avant la Première Guerre mondiale, le versant avait été défriché pour le pâturage, mais depuis lors, les fermiers avaient largement abandonné ces terres et le flanc de la colline s’était reboisé. Selon moi, les avalanches ne pouvaient pas se déclencher dans une forêt aussi dense.

Peu après avoir emménagé, notre voisin, M. Huneau, s’est présenté. Bien qu’il ne soit pas originaire de la région, il avait été directeur de l’école locale 20 ans auparavant, ce qui faisait de lui une personnalité connue dans la vallée. Il m’a demandé si j’étais au courant de l’inondation historique et m’a montré du doigt la rivière à 200 mètres en contrebas de notre maison. Il m’a expliqué qu’une coulée de boue s’était produite plus haut dans la vallée, avait descendu la rivière et bloqué le pont non loin de chez nous, formant un lac qui avait englouti une partie de notre terrain. Il était difficile de visualiser ce qu’il décrivait, je ne m’y suis donc pas attardé.

Photo : Archives du Dauphiné Libéré
Photo : Archives du Dauphiné Libéré -Le Jourdil

La coulée de boue de 1966

Nous sommes aujourd’hui en 2025 et la catastrophe naturelle décrite par M. Huneau s’est produite au début du mois de mai 1966, il y a près de 59 ans. Au fil des ans, j’ai entendu des récits de cet incident de la part de plusieurs habitants de la région. Récemment, l’un d’entre eux a partagé une série de photographies prises à l’époque par le journal local, Le Dauphiné Libéré. Ils m’ont autorisé à en publier quelques-unes ici.

La cicatrice laissée par le premier glissement de terrain est visible lorsque vous skiez sur le circuit de Saint-Jean-d’Aulps. Elle se trouve sur la gauche lorsque vous passez devant le restaurant des Follys et est indiquée sur la carte IGN sous le nom de Le Covagny.

Les inondations en avril et mai ne sont pas rares. Les périodes humides combinées à la fonte des neiges peuvent provoquer de tels événements. Dans notre cas, la rivière a creusé une vallée encaissée, le terrain est rapidement gorgé d’eau, ce qui peut déclencher un glissement. En tant que guide de randonnée formé à la géologie de la région, plus j’en apprends, plus je m’inquiète. Une grande partie de la « roche-mère » locale présente un aspect stratifié, avec des couches de calcaire et de schiste susceptibles de glisser, à la manière des avalanches. C’est ce qu’on appelle le Flysch, un terme peu parlant sauf pour les géologues. Il y a également une abondance d’argile, déposée dans ces vallées lorsqu’elles ont été inondées et ont formé un lac à la fin de la dernière période glaciaire, il y a 20 000 ans. Ajoutez de l’eau et vous obtenez une combinaison instable.

Photo : Archives du Dauphiné Libéré – Les Mouilles

Lac de Vallon / Bellevaux

D’après ce que j’ai entendu et lu, le glissement de terrain s’est produit progressivement, avec une masse de boue et de limon descendant la rivière, balayant les petits ponts et les arbres sur son passage. Lorsqu’elle a atteint le grand pont du Jourdil, elle s’est bloquée, formant un lac de boue qui a remonté la vallée. Un événement similaire s’est produit 20 ans plus tôt (1943) de l’autre côté du Col des Follys, à seulement 4 km de là. Ce glissement de terrain a créé un nouveau lac, le lac de Vallon, qui existe encore aujourd’hui.

Dynamiter les Gorges des Tines

Les autorités locales craignaient que, si le pont du Jourdil venait à céder, le glissement ne continue à descendre la vallée jusqu’à la Dranse. Le prochain rétrécissement sur son parcours est la gorge que la rivière traverse au niveau du Tunnel des Tines. Apparemment, l’armée aurait été appelée pour étudier la possibilité de miner ce passage afin de faire sauter la gorge. L’étranglement par lequel passe la Dranse ne fait que quelques mètres de large et s’il venait à être bloqué, les dommages à Saint-Jean-d’Aulps seraient considérables.

Photo : Archives du Dauphiné Libéré – Le Jourdil

La nature gagne toujours

Cet incident nous rappelle que la gravité et les conditions météorologiques finissent par faire dévaler les montagnes, et que ceux qui y vivent risquent d’être les témoins de ce processus.

Si vous souhaitez connaître les risques auxquels votre bien immobilier français pourrait être exposé, vous pouvez consulter ce site web pratique.

https://www.georisques.gouv.fr

De nos jours, même lorsque vous cherchez une propriété en France sur internet, vous trouverez un lien vers ce site web pour vous avertir des risques. Lorsque j’indique mon adresse, les risques auxquels nous sommes confrontés sont les suivants : inondations, tremblements de terre, glissements de terrain et avalanches !

  1. Le Covagny, site du glissement de terrain, est visible sur la carte IGN.
  2. Le pont des Mouilles
  3. Le pont du Jourdil

Que devez-vous savoir sur St Jean d’Aulps ?

Altitude du village 810m
Population 1600
Distance de l’aéroport de Genève : 1h15
Train le plus proche : Thonon-les-Bains (30 min)
Ski : Portes du Soleil – 600km !

Tous les biens que nous avons en vente à St Jean d’Aulps

https://alpine-property.com/stjeandaulps

Our online valuation tool for St Jean d’Aulps

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Le ski à St Jean d’Aulps

Pied des remontées mécaniques 945m
Sommet des remontées mécaniques 1725m

Le ski à St Jean d’Aulps se pratique à « La Grande Terche », également connue sous le nom d’Espace Roc d’Enfer. Ce domaine autonome offre 52 km de pistes et n’est pas relié par des pistes au reste des Portes du Soleil.

Le forfait des Portes du Soleil couvre le domaine skiable de St Jean d’Aulps. Il est également possible d’acheter un forfait local moins cher pour l’Espace Roc d’Enfer, mais ce forfait ne permet pas de skier dans le reste des Portes du Soleil.

Relier le domaine skiable au reste des Portes du Soleil

Au fil des ans, il a été envisagé de relier la région au domaine skiable du Mont Chery (Les Gets), ce qui serait assez facile à réaliser, mais ces projets n’ont pas abouti, principalement en raison de préoccupations environnementales. Malgré ce que vous pourriez entendre, ces problèmes signifient qu’il est peu probable que cela se réalise un jour. Actuellement, seuls les randonneurs à ski suffisamment aventureux font le trajet.

Les origines de St Jean d’Aulps

Un « Aulp » est un pâturage de montagne ou, en français moderne, un « alpage ». Le nom fait donc référence à St Jean des Alpages.

Les origines de St Jean d’Aulps remontent à l’époque médiévale. Le village s’est développé autour de l’Abbaye d’Aulps, un monastère cistercien fondé en 1094 par des moines de l’Abbaye d’Abondance toute proche. Cette abbaye était le siège économique et administratif de la vallée, et le village lui-même s’est développé autour d’elle pour soutenir l’abbaye et ses activités. À cette époque, le village de Morzine, aujourd’hui plus connu, n’existait guère.

19ème siècle

De l’époque de la Révolution française jusqu’aux guerres mondiales, la vallée était beaucoup plus active qu’elle ne l’est aujourd’hui. Malgré son isolement relatif par rapport au reste de la France, la population permanente était presque deux fois plus importante qu’aujourd’hui. Il s’agissait d’une société agricole qui pratiquait la transhumance, c’est-à-dire qu’elle montait le bétail dans les alpages en été et le redescendait dans les villages en hiver. Les chalets d’alpage disséminés dans les collines en témoignent encore aujourd’hui. De nos jours, ces chalets sont surtout utilisés pour des week-ends de détente, mais de nombreux chalets en ruine restent cachés dans les forêts, racontant l’histoire du XIXe siècle.

Ce mode de vie a commencé à décliner pendant la Première Guerre mondiale. Les hommes ont été appelés à combattre sur le front voisin, et les familles restées sur place ont lutté pour maintenir ce mode de vie difficile. Les ravages de la guerre sur la population locale sont clairement visibles sur les monuments aux morts de chaque village.

L’Abbaye d’Aulps

L’influence de l’abbaye a commencé à décliner après le XVIe siècle et s’est complètement éteinte après la Révolution française de 1789. Comme beaucoup d’autres symboles et édifices religieux en France, l’abbaye fut abandonnée et laissée à l’état de ruine. Selon le folklore local, les villageois de l’époque sont allés jusqu’à utiliser des explosifs pour briser les murs de l’abbaye et réutiliser la pierre pour construire une deuxième église dans le village. Aujourd’hui, des vestiges de la structure subsistent et constituent une partie importante du patrimoine historique du village. La ruine, à la fois saisissante et mystérieuse, présente encore des éléments de l’architecture d’origine, notamment la façade de l’église et les bâtiments environnants. Le site a été partiellement restauré et est ouvert aux visiteurs, offrant un aperçu de sa riche histoire médiévale. https://en.abbayedaulps.fr/

St Jean d’Aulps aujourd’hui

C’est ici que j’utiliserais des mots comme « charmant », « authentique » et « niché », mais si vous prenez le temps de regarder les images ou la vidéo, ces qualités s’imposent d’elles-mêmes. Aujourd’hui, Saint-Jean-d’Aulps est un village prospère avec une communauté présente toute l’année. Lorsque j’ai emménagé ici il y a 23 ans, le village était considéré comme le deuxième meilleur choix après Morzine, un endroit plus abordable pour ceux qui travaillaient à Morzine. Aujourd’hui, le village est apprécié pour son espace, sa tranquillité et sa vie animée tout au long de l’année, des qualités de plus en plus rares dans les villages plus connus de Morzine et Les Gets.

Le dernier recensement a dénombré 1 600 habitants, soit une croissance de près de 30 % depuis 2015 et de 60 % depuis 2000.

Écoles à St Jean d’Aulps

Il y a 3 écoles à St Jean d’Aulps.

  1. Collège Henri-Corbet compte 430 élèves et dessert un secteur couvrant 11 communes, allant de La Forclaz au nord aux Gets au sud. Il scolarise les enfants de la région de 11/12 ans à 15/16 ans (6ème, 5ème, 4ème, 3ème).
  2. École primaire pour les enfants âgés de 6/7 à 10/11 ans (CP, CE1, CE2, CM1, CM2)
  3. École maternelle pour les enfants de 3/4 à 5/6 ans (PS, MC, GS)

Au-delà de 16 ans, la scolarité se poursuit à Thonon ou à Évian-les-Bains. Des internats permettent aux élèves de rester la semaine à l’école, évitant ainsi les 30 minutes de trajet dans la vallée.

Commodités dans le village.

Il y a une mairie, un bureau de poste, un petit supermarché dans le centre ville, 2 bars, 3 restaurants, 2 boulangeries, un camping, ainsi qu’un grand supermarché entre le village et Morzine qui dessert toute la vallée.

Aménagements du domaine skiable (La Grande Terche)

32 pistes, 2 noires, 12 rouges, 11 bleues, 7 vertes. 16 remontées mécaniques, un circuit populaire de 20 km. Probablement la meilleure zone pour débutants de toutes les Portes du Soleil, très populaire auprès des familles avec des enfants qui apprennent et auprès des personnes qui essaient d’économiser quelques euros. Au niveau du parking, vous trouverez une supérette, plusieurs bars et restaurants, dont la plupart ferment en dehors des deux périodes de vacances.

Villages environnants

Le Biot, 820m, à 5 min de St Jean d’Aulps et face au village de Seytroux. Autre village en pleine expansion, il possède sa propre mairie et compte, en 2021, une population de 639 habitants. Il a sa propre école primaire et maternelle, un bar-restaurant, une boulangerie et une épicerie fine.

Seytroux, 850m, également à 5 min en voiture, population 532, il y a une mairie, une école primaire et maternelle et un restaurant.

La Baume, 733 m, 10 minutes plus loin, 321 habitants et sa propre mairie. Vous trouverez une excellente histoire du village sur la page wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Baume.

Essert La Pierre, 937m, situé entre St Jean d’Aulps et Morzine, fait partie de la commune de St Jean d’Aulps tout en étant un hameau à part entière.

Événements à St Jean d’Aulps

L’Emmontagnée (de la Ferme du Mont Caly), qui a lieu vers la fin du mois de mai (en fonction de la météo), permet à chacun d’accompagner le bétail jusqu’à la colline pour l’été.

Fête du village, premier dimanche d’août – alias Vougha Shi No (fête chez nous en patois)

Fête médiévale à l’Abbaye, le 3e dimanche d’août.

Foire d’Automne et foire aux vins, vers la fin du mois d’octobre.

Marché de Noël, week-end de la mi-décembre

Prendre le train de Thonon à destination de l’aéroport de Genève

Le Léman Express est en service depuis 2019, et c’est incroyable : c’est le premier RER qui traverse une frontière en Europe. Il peut être très utile pour le transport entre l’aéroport de Genève et les domaines skiables de Haute-Savoie.

Ce petit guide concerne l’utilisation du train pour accéder à l’aéroport de Genève depuis la Vallée d’Aulps (Morzine, St Jean d’Aulps, Le Biot, Seytroux etc). Cela dit, le Léman Express peut être tout aussi utile pour les habitants de Samoens, Les Carroz, Les Gets, St Gervais et Chamonix.

Dans le passé, les habitants de ces vallées pouvaient laisser une voiture au parking de l’aéroport (30 € par jour), demander à un ami ou un proche de les déposer (un aller-retour de 3 heures depuis Morzine – en supposant qu’il n’y ait pas de trafic) ou utiliser un transfert partagé (50 € par trajet, disponible uniquement en saison). L’option de conduire est devenue de plus en plus difficile au fil des ans, en raison de l’augmentation du trafic autour de Genève. Il vaut mieux éviter Genève pendant les heures de travail et l’autoroute ajoute jusqu’à 30 minutes pour passer la frontière le matin, et souvent 1 heure le soir.

Nous avons maintenant la possibilité de prendre un train à Thonon. Cela fonctionne bien. Il y a une demi-heure de route jusqu’à Thonon et il y a rarement des retards dus à la circulation. Le train est fiable et met 1h10 pour arriver à l’aéroport. Normalement, vous ne devez changer qu’une seule fois à la gare centrale de Genève.

Le plus simple est de réserver un billet en utilisant le service ferroviaire suisse via leur site web https://www.sbb.ch/ ou mieux, leur application appelée SBB Mobile. Les applications ferroviaires françaises ne fonctionnent pas pour ce trajet. Probablement en raison de la question transfrontalière. Le coût est de 14CHF (15€).

Les trains circulent toutes les 30 minutes pendant les périodes d’affluence du matin et du soir (et ils sont très fréquentés), et toutes les heures sinon.

Ils commencent à 5h30 et circulent toutes les demi-heures 6h, 6h30, 7, 7h30, 8, 8h30

puis toutes les heures 9h30, 10h30, 11h10, 11h41, 12h30, 13h30, 14h30, 15h30,

puis toutes les demi-heures 16h30, 17h, 17h30, 18h, 18h30,

Puis 19h, 20h30, 22h

Une carte interactive est disponible ici. Vous pouvez voir sur cette carte que ce train est également utile pour les transferts vers Samoens, Les Carroz et Les Gets via la gare de Cluses, et vers Chamonix en utilisant le terminus de St Gervais/Le Fayet. A partir de St Gervais, vous avez d’autres trains pour Chamonix ou une télécabine pour St Gervais même.

https://www.lemanexpress.ch/fr/sevader/carte-interactive

Le tout nouveau et très astucieux Léman Express
Toutes les lignes du Léman Express
La voie est indiquée ici, vous devez changer à « Genève ».

Bus

Je suis au regret de vous dire qu’actuellement, le système de bus n’est pas aussi facile à utiliser que celui des trains. Il y a 5 bus par jour qui circulent dans la vallée. Certains coïncident avec les trains, d’autres non. Vous pourriez avoir de la chance. Lorsque j’ai écrit ce blog, j’ai consulté le(s) site(s) Internet des bus.

https://www.sat-leman.com/lignes%20regulieres/ligne-91-thonon-morzine.aspx

https://www.laregionvoustransporte.fr/lignes/y91-thonon-les-bains-morzine-les-gets

Le premier site a l’air de dater d’il y a 20 ans. Les horaires en format PDF sont difficiles à comprendre et ne correspondent pas aux réservations en ligne. Ce n’est pas suffisant et tant qu’ils n’y auront pas remédié, ils resteront pratiquement vides. C’est vraiment dommage.

Il s’agit du site de réservation en ligne, je pense que je commencerais par là en croisant les doigts.

https://www.oura.com/xbi/boutique

Parking

Le parking à Thonon à la Place des Arts est de 8€ /jour.

https://www.transdevpark.com/parkings_et_voiries/thonon_les_bains/des_arts

Parking Gare de Thonon-les-Bains – EFFIA 18,90€ / jour

Parking à l’aéroport de Genève

Au moment où j’écris ces lignes (octobre 2024), des travaux de rénovation sont en cours dans les principaux parkings de l’aéroport, et les places sont encore plus limitées que d’habitude !

https://www.gva.ch/en/Site/Passagers/Acces-Transports/Parkings/Parkings-aeroport

P1
1 jour = 38 CHF
4 jours = 128 CHF
1 semaine = 197 CHF

P51 / 26
1 jour = 30 CHF
4 jours = 81 CHF
1 semaine = 132 CHF

Ecotrivelo à Chamonix

Everyone at Alpine Property is passionate about the environment that surrounds us. That is why we live in the Alps! We are all aware that we mostly “take” from our surroundings, giving back is harder to do.  That’s why we’re involved in initiatives like 1% for the Planet. It allows us to make a real financial contribution to environmental efforts. One of the local initiatives we proudly support is Ecotrivelo, a non-profit making a real difference locally in the Chamonix Valley.

Transformer les déchets en valeur

La mission d’Ecotrivelo est simple : transformer les déchets organiques en compost de qualité. C’est incroyable quand on y pense : ils prennent quelque chose dont personne ne veut (les déchets alimentaires) et le transforment en une ressource qui nous aide à produire plus de nourriture. En 2023, ils ont collecté 65 tonnes de biodéchets (déchets organiques) auprès d’entreprises locales telles que des restaurants et des cafés. Ils les ont transformés en 15 tonnes de compost riche, utilisé pour nourrir les jardins et les fermes de la région. Leur processus est non seulement respectueux de l’environnement, mais aussi centré sur la communauté.

Collecte durable des déchets

L’une des particularités d’Ecotrivelo est sa méthode de collecte des déchets. Au lieu d’utiliser des camions, ils collectent les déchets à vélo, ce qui leur permet d’avoir un bilan carbone neutre. Cela permet de réduire les émissions et de donner l’exemple d’un mode de vie durable. Leur approche simple a un impact important sur la gestion locale des déchets, montrant que les solutions à faible technicité peuvent être très efficaces.

Aider les entreprises à composter elles-mêmes

Ecotrivelo ne se contente pas de collecter les déchets ; elle aide également les entreprises locales à gérer leurs déchets sur place. Elle travaille avec des hôtels, des restaurants et d’autres établissements pour mettre en place des systèmes de compostage afin qu’ils puissent traiter leurs propres déchets. Cela permet de réduire les besoins en transport de déchets et de diminuer les émissions de carbone. Ecotrivelo forme également les entreprises à la gestion de ces systèmes de compostage, garantissant ainsi leur efficacité à long terme.

Éducation et participation communautaire

A big part of Ecotrivelo’s work is educating the community. They run workshops and sessions to teach people about the importance of composting and waste reduction. In 2023, they held 12 educational sessions, helping to spread the message about the environmental benefits of composting. From schoolchildren to business owners, they reach a wide range of people.

Un système en boucle fermée

Le compost produit par Ecotrivelo est utilisé localement. Cela crée un système en boucle fermée : les déchets organiques sont collectés, transformés en compost, puis utilisés dans les jardins et les fermes de la région. L’un de leurs projets phares en 2023 a été la création d’un jardin au Bois du Bouchet, où leur compost permet de faire pousser des citrouilles, des pommes de terre et des poireaux…

En soutenant Ecotrivelo, Alpine Property contribue à un projet qui réduit les déchets, promeut la durabilité et fait une réelle différence dans notre communauté. Ecotrivelo est un excellent exemple de la façon dont les efforts locaux peuvent avoir un impact important sur l’environnement.

Loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire (AGEC)

In France, recycling food waste has become mandatory under certain conditions. This is primarily driven by the Loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire (AGEC), which was passed in 2020, this includes provisions regarding the management of food waste.

Les points clés sont les suivants :

  • Mandatory Source Separation for Biodéchets (food waste): The AGEC law mandates that all producers of significant amounts of organic waste (biodéchets), including businesses like restaurants, hotels, and supermarkets, must separate and recycle their organic waste. This applies to establishments that generate more than 10 tons of organic waste annually. The goal is to divert organic waste from incineration or landfills, which contributes to greenhouse gas emissions. Here it seems that the 10 tons is creating a get out clause for smaller businesses. However, I suppose we have to start somewhere.
  • Expansion to all households by 2024: By January 1, 2024, the law mandates that all households must have access to a solution for the separation and recycling of their food waste. This means local governments are required to provide systems for the collection or recycling of organic waste, such as through composting or other methods. I know this is happening in some places, but definitely not everywhere!
  • Support for Local Composting Initiatives: The law encourages the development of local composting solutions, like compost bins, communal composting sites, or collaborations with local businesses and farms to process organic waste. This is where Ecotrivelo comes in.